Nous en sommes à 3 canicules à la mi-juillet et pas tous égaux pour survivre à ces épisodes éprouvants. Dernière trend chez les ultra riches se faire aménager des igloos d’intérieur. Ces « snow room » sont l’inverse d’un sauna, une sorte de chambre froide qui prend des allures de caverne glacée et enneigée, présentée comme un espace «bien être» dans les spas les plus luxueux. Dans certaines d’entre-elles des flocons tombent même du plafond grâce à des canons à neige miniaturisés.
Autre alternative un voyage vers les terres polaires ! Le concept? Un avion privé transporte un petit groupe de voyageurs d’une étape polaire à l’autre, à la manière d’un navire de croisière pour (seulement) 27 000€ et 15 à 25 tonnes de CO2 par passager. Paradoxalement, la fonte de la banquise favorise l’essor du tourisme polaire, dans une forme de tourisme de la dernière chance. C’est ainsi qu’en Islande, le nombre de visiteurs internationaux, arrivant par avion ou par bateau, est passé d’environ 500 000 en 2008 à plus de 2 millions aujourd’hui.
Les ultrariches brûlent la planète à une vitesse vertigineuse. Aussi évident soit-il, ce constat donne le vertige dès lors qu’on se penche sur les chiffres. Publié par Oxfam le 29 octobre dernier, un rapport dévoile le poids écrasant des plus grandes fortunes de ce monde dans la répartition des émissions de gaz à effet de serre. Rappelons que les 10% les plus riches de la planète sont responsables des deux tiers du réchauffement climatique observé depuis 1990 et de l’augmentation des événements tels que les vagues de chaleur et les sécheresses.
Et comme le fait justement remarquer Waly Dia, « On traite les milliardaires comme si on en avait besoin et la nature comme si on en avait pas besoin » … tout va bien !

