Fast Fashion 🎽

Quelques chiffres :

  • 7 500 litres : c’est le volume d’eau nécessaire pour fabriquer un jean, soit l’équivalent de l’eau bue par un être humain pendant sept ans (source : ONU) ;
  • 20% de la pollution des eaux est imputable à la texture / finition et au traitement des textiles d’habillement dans le monde (source : Parlement européen) ;
  • 95% : c’est la part des habits français importés (source : Fédération indépendante du made in France et selon l’UIT).
  • 7 200 nouveaux modèles par jour proposé par Shein (étude de l’ONG Les amis de la Terre)
  • 9,5 kg de vêtements et chaussures achetés par an (Source Ademe)
  • 11 kg de matière textile jetés en moyenne par an (selon la Commission Européenne)
  • 4 milliards de tonnes d’équivalent CO2 générés par l’ensemble de l’industrie textile dans le monde (incluant toutes les phases de fabrication, de transport et de commercialisation de ces articles, y compris la production de matières premières)

Toilettes 🚽

«Les W.-C. classiques sont une aberration écologique», soutient Benjamin Clouet, membre d’Ecosec, la société coopérative qui a fabriqué cette cabine. Les chiffres sont éloquents : 9 litres d’eau partent dans les égouts à chaque chasse tirée, soit plus de 13 000 litres par personne et par an. «Sur une année, une personne produit en moyenne 400 litres d’urine et 20 litres de matières fécales», précise l’ingénieur. En clair : beaucoup d’eau gaspillée pour évacuer des pipis et cacas qui pourraient être judicieusement réutilisés.

«Notre agriculture est en demande d’azote et de phosphore, que nous produisons chimiquement à grand renfort de pétrole, poursuit-il. Dans le même temps, nous envoyons aux stations d’épuration des litres d’urine qui contiennent ces substances, pour qu’elles les traitent, là encore en consommant du pétrole. On marche sur la tête!» La solution serait ainsi toute simple : «Les toilettes sèches, particulièrement celles à séparation, permettent des économies d’eau, mais aussi de récupérer et de valoriser l’urine comme fertilisant naturel» (source : Toilettes sèches : une lueur d’espoir au bout de la cuvette (Reporterre)

Tourisme 🐻‍❄️📸

Il y a 20 ans les touristes étaient 20 000 à visiter l’antarctique. Ils sont désormais 120 000 !

La masse de touristes perturbe la faune, amène des déchets et dégrade les sols. Des espèces invasives peuvent être aussi transportées par les touristes et déséquilibrer tout un écosystème. On assiste actuellement à une accélération du verdissement de l’Antarctique : les végétaux sont aujourd’hui quatorze fois plus présents qu’il y a 35 ans.

L’augmentation de la présence humaine sur le continent austral suscite aussi des préoccupations concernant les polluants issus de la combustion des véhicules, notamment les particules contenant du chrome, du nickel, du cuivre, du zinc et du plomb, participant à l’accélération de la fonte des glaces. On estime qu’un seul touriste peut contribuer à accélérer la fonte d’environ 100 tonnes de neige !

Cette fonte des glaces a de nombreuses conséquences pour la faune, la flore, mais aussi pour l’humanité. Le risque est de perturber les courants océaniques régulant le climat, mais aussi celui d’une hausse très importante du niveau des mers.

Sable

Chaque année, environ 2 milliards de tonnes de sable et de poussière sont rejetées dans l’atmosphère par des tempêtes exacerbées par le changement climatique, soit le poids de 350 grandes pyramides de Gizeh, alerte l’ONU.

Les particules de poussière peuvent causer ou aggraver des problèmes de santé, comme des maladies respiratoires, en particulier si elles sont combinées à de la pollution industrielle locale. Les particules de plus de 10 μm ne peuvent être inhalées et provoquent surtout des irritations de la peau et des yeux, ainsi que des conjonctivites et accroissent le risque d’infection oculaire.

Celles qui peuvent être inhalées, dont la taille est inférieure à 10 μm, se déposent souvent dans le nez, la bouche et les voies respiratoires supérieures et peuvent causer des affections respiratoires (asthme, trachéite, pneumonie, rhinite allergique, silicose, etc.). Les plus fines, elles, sont susceptibles de pénétrer dans les voies respiratoires inférieures et la circulation sanguine, où elles peuvent atteindre tous les organes internes et provoquer des troubles cardiovasculaires.

On estime à plus de 330 millions le nombre de personnes touchées par les tempêtes de sable et de poussière dans 150 pays.

Feuilles mortes 🍂

Les belles couleurs ocre de l’automne nous ravissent. Mais pas quand elles arrivent dès la mi-août, avec une chute des feuilles deux mois avant l’heure. Cette sénescence précoce observée sur de nombreux arbres est une conséquente directe des fortes vagues de chaleur et de sécheresse estivales.

Face aux stress hydrique et thermique coEn #marchpourleclimat proposé par @nicolas.bourgun : Jour 8 ➡️ Vnjugués, les feuilles sont en premières lignes. Les mécanismes physiologiques sont connus : la respiration des arbres par les feuilles, qui rejette de la vapeur d’eau, leur permet de se rafraîchir. En période de forte sécheresse, pour économiser l’eau, la respiration ralentit. Conséquence, la température des feuilles grimpe, pouvant aller jusqu’à 10 °C de plus que la température de l’air. Avec les pics caniculaires, les feuilles grillent.

Quand les feuilles tombent plus tôt, la période de photosynthèse — nécessaire à l’arbre pour produire sa matière organique et résister ainsi à l’hiver — est réduite.

L’accumulation des épisodes caniculaires peut à terme conduire à la mort de l’arbre. Le réchauffement climatique a ainsi une responsabilité directe dans l’augmentation de la mortalité des arbres. Cette dernière a doublé en dix ans en France, selon le dernier recensement de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN – 2024).