Il y a 20 ans les touristes Ă©taient 20 000 Ă visiter lâantarctique. Ils sont dĂ©sormais 120 000 !
La masse de touristes perturbe la faune, amĂšne des dĂ©chets et dĂ©grade les sols. Des espĂšces invasives peuvent ĂȘtre aussi transportĂ©es par les touristes et dĂ©sĂ©quilibrer tout un Ă©cosystĂšme. On assiste actuellement Ă une accĂ©lĂ©ration du verdissement de l’Antarctique : les vĂ©gĂ©taux sont aujourd’hui quatorze fois plus prĂ©sents qu’il y a 35 ans.
Lâaugmentation de la prĂ©sence humaine sur le continent austral suscite aussi des prĂ©occupations concernant les polluants issus de la combustion des vĂ©hicules, notamment les particules contenant du chrome, du nickel, du cuivre, du zinc et du plomb, participant Ă l’accĂ©lĂ©ration de la fonte des glaces. On estime qu’un seul touriste peut contribuer Ă accĂ©lĂ©rer la fonte dâenviron 100 tonnes de neige !
Cette fonte des glaces a de nombreuses consĂ©quences pour la faune, la flore, mais aussi pour l’humanitĂ©. Le risque est de perturber les courants ocĂ©aniques rĂ©gulant le climat, mais aussi celui d’une hausse trĂšs importante du niveau des mers.

