Toilettes đŸšœ

«Les W.-C. classiques sont une aberration Ă©cologique», soutient Benjamin Clouet, membre d’Ecosec, la sociĂ©tĂ© coopĂ©rative qui a fabriquĂ© cette cabine. Les chiffres sont Ă©loquents : 9 litres d’eau partent dans les Ă©gouts Ă  chaque chasse tirĂ©e, soit plus de 13 000 litres par personne et par an. «Sur une annĂ©e, une personne produit en moyenne 400 litres d’urine et 20 litres de matiĂšres fĂ©cales», prĂ©cise l’ingĂ©nieur. En clair : beaucoup d’eau gaspillĂ©e pour Ă©vacuer des pipis et cacas qui pourraient ĂȘtre judicieusement rĂ©utilisĂ©s.

«Notre agriculture est en demande d’azote et de phosphore, que nous produisons chimiquement Ă  grand renfort de pĂ©trole, poursuit-il. Dans le mĂȘme temps, nous envoyons aux stations d’épuration des litres d’urine qui contiennent ces substances, pour qu’elles les traitent, lĂ  encore en consommant du pĂ©trole. On marche sur la tĂȘte!» La solution serait ainsi toute simple : «Les toilettes sĂšches, particuliĂšrement celles Ă  sĂ©paration, permettent des Ă©conomies d’eau, mais aussi de rĂ©cupĂ©rer et de valoriser l’urine comme fertilisant naturel» (source : Toilettes sĂšches : une lueur d’espoir au bout de la cuvette (Reporterre)

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