«Les W.-C. classiques sont une aberration Ă©cologique», soutient Benjamin Clouet, membre dâEcosec, la sociĂ©tĂ© coopĂ©rative qui a fabriquĂ© cette cabine. Les chiffres sont Ă©loquents : 9 litres dâeau partent dans les Ă©gouts Ă chaque chasse tirĂ©e, soit plus de 13 000 litres par personne et par an. «Sur une annĂ©e, une personne produit en moyenne 400 litres dâurine et 20 litres de matiĂšres fĂ©cales», prĂ©cise lâingĂ©nieur. En clair : beaucoup dâeau gaspillĂ©e pour Ă©vacuer des pipis et cacas qui pourraient ĂȘtre judicieusement rĂ©utilisĂ©s.
«Notre agriculture est en demande dâazote et de phosphore, que nous produisons chimiquement Ă grand renfort de pĂ©trole, poursuit-il. Dans le mĂȘme temps, nous envoyons aux stations dâĂ©puration des litres dâurine qui contiennent ces substances, pour quâelles les traitent, lĂ encore en consommant du pĂ©trole. On marche sur la tĂȘte!» La solution serait ainsi toute simple : «Les toilettes sĂšches, particuliĂšrement celles Ă sĂ©paration, permettent des Ă©conomies dâeau, mais aussi de rĂ©cupĂ©rer et de valoriser lâurine comme fertilisant naturel» (source : Toilettes sĂšches : une lueur dâespoir au bout de la cuvette (Reporterre)

