Les belles couleurs ocre de l’automne nous ravissent. Mais pas quand elles arrivent dès la mi-août, avec une chute des feuilles deux mois avant l’heure. Cette sénescence précoce observée sur de nombreux arbres est une conséquente directe des fortes vagues de chaleur et de sécheresse estivales.
Face aux stress hydrique et thermique coEn #marchpourleclimat proposé par @nicolas.bourgun : Jour 8 ➡️ Vnjugués, les feuilles sont en premières lignes. Les mécanismes physiologiques sont connus : la respiration des arbres par les feuilles, qui rejette de la vapeur d’eau, leur permet de se rafraîchir. En période de forte sécheresse, pour économiser l’eau, la respiration ralentit. Conséquence, la température des feuilles grimpe, pouvant aller jusqu’à 10 °C de plus que la température de l’air. Avec les pics caniculaires, les feuilles grillent.
Quand les feuilles tombent plus tôt, la période de photosynthèse — nécessaire à l’arbre pour produire sa matière organique et résister ainsi à l’hiver — est réduite.
L’accumulation des Ă©pisodes caniculaires peut Ă terme conduire Ă la mort de l’arbre. Le rĂ©chauffement climatique a ainsi une responsabilitĂ© directe dans l’augmentation de la mortalitĂ© des arbres. Cette dernière a doublĂ© en dix ans en France, selon le dernier recensement de l’Institut national de l’information gĂ©ographique et forestière (IGN – 2024).

