Castor

Longtemps considéré comme nuisible ou chassé pour sa fourrure, il a frôlé la disparition au 20ème siècle. Sauvés par des passionnés et une bonne couverture juridique : premier mammifère à avoir été protégé en 1909, on dénombre 25 000 castors en France actuellement.

Cet animal d’une vingtaine de kilos est un bâtisseur frénétique ayant une énorme influence sur l’environnement. Il est capable de transformer un paysage profondément, pour le rendre plus résistant à la sécheresse et aux inondations.

le castor protège la biodiversité : les réseaux d’eau qu’ils créent favorisent la présence d’organismes aquatiques, de papillons, d’insectes, d’oiseaux. On a mesuré localement qu’ils multiplient par trois la diversité des amphibiens, par exemple.

Les études montrent aussi que les castors adoucissent les canicules. Ils créent des poches d’eau froide, ils rafraîchissent l’atmosphère par évaporation. Des chercheurs américains ont relevé un refroidissement local de 2,3°C de l’eau, durant l’été. Ils empêchent les inondations, en ralentissant l’écoulement de l’eau. Ils bloquent les incendies en imbibant les sols et les plantes alentour : une étude a montré aux États-Unis que les zones avec des castors subissent trois fois moins de pertes de végétation lors des grands feux.

Le castor reste un animal méconnu, qui peut être mal aimé en raison des quelques dégâts qu’il peut causer à des vergers par exemple, ou en raison des modifications qu’il apporte dans le cycle de l’eau et qui peuvent impacter des zones cultivées.

Néanmoins, sa présence est bien plus bénéfique que ces quelques désagréments, et il est indispensable de cohabiter avec cette espèce considérée comme un “ingénieur des écosystèmes” qui peut nous aider à être plus résilients face au réchauffement climatique.

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