En 2025, le loup a officiellement vu sa protection diminuer dans l’Union EuropĂ©enne par le dĂ©classement de son statut de protection. Auparavant « strictement protĂ©gĂ©e » par les textes, l’espĂšce sera maintenant seulement « protĂ©gĂ©e ».
DĂ©but 2026, la ministre de l’Agriculture a annoncĂ© une hausse du nombre de loups pouvant ĂȘtre lĂ©galement Ă©liminĂ©s chaque annĂ©e. ConcrĂštement le plafond annuel de destruction va ĂȘtre relevĂ© de 10%, fixant de maniĂšre pĂ©renne le seuil Ă 21%, soit 22 animaux de plus.
PrĂ©sentĂ© officiellement comme un maximum Ă ne pas franchir pour Ă©viter une baisse de la population, on peut s’interroger sur le fait que ce pourcentage de 21% devienne un « quota dĂ©guisĂ© », c’est Ă dire un objectif Ă atteindre.
De fait, depuis 2019, le nombre de loups abattus se rapproche ou atteint chaque annĂ©e le nombre maximal autorisĂ©. En 2024 par exemple, 204 loups ont Ă©tĂ© tuĂ©s, sur un seuil fixĂ© Ă 209. LâannĂ©e prĂ©cĂ©dente, 207 individus avaient Ă©tĂ© abattus, sur un plafond Ă©galement fixĂ© Ă 209. Or, ces chiffres excluent les morts par braconnage pour les loups dont les dĂ©pouilles nâont pas Ă©tĂ© retrouvĂ©es.Â
L’augmentation du plafond s’accompagne de simplifications des conditions d’accĂšs aux tirs lĂ©taux. Ces derniers ne seront plus soumis Ă l’obtention d’arrĂȘtĂ©s prĂ©fectoraux, ni Ă la dĂ©monstration au prĂ©alable de lâĂ©puisement de solutions non-lĂ©tales, comme la mise en place de clĂŽtures et de chiens de protection.
Pour les associations de protection de la nature, ces mesures de facilitation des tirs portent un sĂ©vĂšre coup aux efforts en faveur de la coexistence entre loups et activitĂ©s dâĂ©levage. Â
OrganisĂ©e par lâĂtat fin 2025, la consultation publique relative Ă lâarrĂȘtĂ© fixant les nouvelles modalitĂ©s de destruction du loup a pourtant recueilli plus de 32 000 contributions exprimant trĂšs largement une opposition Ă ces mesures. Â

