Les chiens sont peut-ĂȘtre les meilleurs amis des humains, mais aussi les «pires ennemis» des animaux sauvages. Câest ce quâaffirme une Ă©tude, menĂ©e par des chercheurs de lâuniversitĂ© Curtin (Australie) et publiĂ©e le 9 avril dernier dans la revue scientifique Pacific Conservation Biology.
En effet, les rĂ©sultats montrent que les chiens de compagnie dĂ©rangent et nuisent Ă la faune mĂȘme lorsqu’ils sont tenus en laisse : comportement prĂ©dateur vis Ă vis des animaux sauvages, laissent des odeurs, urines, excrĂ©ments perturbant le comportement de la faune sauvage mĂȘme longtemps aprĂšs leur passage.
Par ailleurs les dĂ©jections canines contribuent Ă la pollution des cours d’eau, peuvent inhiber la croissance des plantes. Quant aux traitements chimiques et parasitaires utilisĂ©s il y a un risque de pollution des Ă©cosystĂšmes aquatiques. Sans parler de l’industrie de l’alimentation pour animaux de compagnie qui a un impact carbone considĂ©rable et consomme Ă©normĂ©ment d’eau et de terre.
Le nombre considĂ©rable de chien associĂ© au laxisme de certains propriĂ©taires pose des questions environnementales qui ne peuvent plus ĂȘtre ignorĂ©es.
Cependant, les chiens restent extrĂȘmement importants dans nos sociĂ©tĂ©s : pouvant offrir un soutien Ă©motionnel vital, servir de guides, dĂ©tecter des substances interdites ou retrouver des personnes disparuesâŠ
Terminons sur un fait historique : Jusqu’en 1971, il existait une taxe sur les chiens domestiques . InstaurĂ©e en 1855 elle avait pour objectif de lutter contre la prolifĂ©ration des animaux enragĂ©s. Les propriĂ©taires devaient se dĂ©clarer de leur plein grĂ© en mairie et les chiens d’agrĂ©ment coĂ»taient plus cher que les chiens de garde.

